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   Certains des déchets comme les sacs en plastiques fins qui étouffent la 
faune et la flore marine devraient être interdits et retirés du marché dans le monde entier - il n'y a pas de justification pour continuer à les fabriquer " le PNUE.




seuil de pauvreté : 880 euros  - personne en France ne doit vivre sous le seuil de pauvreté !
Pour sauver la planète, sortez du capitalisme  
   

73 milliards de niches fiscales en France !
     Le PNUE suggère de réduire les subventions aux énergies fossiles.   
 
RSA : lire le dernier commentaire de xray . Je vous invite à aller sur son blog voir les articles sur Emmaüs, entre autre.( 31/8 )

Un enfant meurt de faim toutes   les 5 secondes dans le monde ! Des milliards de dollars pour renflouer les banques !
En 2006, les dépenses d'armement  ont atteint 1204 milliards de dollars ! 

 Consternant ! Hervé Morin  qui déclare : " Notre

objectif est de parvenir à 13% du marché mondial

de l'armement "

Maintenant en France une femme meurt de violence tous les deux jours.
C'était tous les 4 jours l'année dernière !

 

En France  les  animaux  sont toujours dans la catégorie des " choses " ! C'est inadmissible !

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Les chiffres de la pauvreté augmentent en France : près de 7,8 millions de persones sont en dessous du seuil de pauvreté !

Dans le monde , environ 4 milliards de personnes sont exclues des règles du droit et ne sont donc pas protégées.
Environ 40% des enfants du monde en développement ne sont pas enregistrés, donc n'existent pas !



 Il faut sauver  les hommes, les animaux , la forêt  : une vidéo à voir http://www.dailymotion.com/playlist/xjf5z_kalaweitprogram_orang-rimba

     4 milliards d'arbres plantés avec la campagne du PNUE " pour un milliard d'arbres ".

 

" Une personne meurt de faim dans le monde toutes les 4 secondes ! "

 



"  Décidemment, ce monde ne tourne pas rond !   350  000 milliards de dollars ont disparu  dans la nature ! Ils ne sont pas perdus pour tout le monde ! 


  En 2008, les dépenses militaires dans le monde, ont atteint 1464 milliards de dollars 

 

La France occupe la 3ème place après les Etats-Unis ( 607 milliards de dollars ) , la  Chine ( 84,9 milliards de dollars ), la France ( 65,7 milliards de dollars ), 

    la Grande-Bretagne ( 65,3 milliards ) , la  Russie 58,6 milliards ).


Gardons l'esprit libre, ne nous laissons pas dicter nos opinions.
C'est " le temps  des rêves " politiques, pour un monde meilleur possible.

Demandons des référendums d'initiative populaire comme en Californie !
 
 

 

  A quand des " casques verts " pour protéger la nature et la biodiversité  ?

  " Les sacs et bouteilles en plastique constituent 80% des ordures collectées dans la mer à travers le monde  "
  .
Il faut supprimer les plastiques issus du pétrole.

Les citoyens sont invités à participer aux Etats généraux de la bioéthique :
www.etatsgenerauxdelabioethique.fr

Vendredi 3 juillet 2009
Chers amis, je ne pourrai écrire pendant quelques jours car j'ai des problèmes  de connection sur mon ordinateur.
 
Par roselyne - Publié dans : les notes du jour
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Mercredi 1 juillet 2009
 Un programme chargé pour la suède


Elle assure pour six mois et pour la deuxième fois, la présidence  du conseil de l'union européenne.

Elle sera représentée par son premier ministre, Frédrik Reinfeldt, jusqu'au 31/12/2009.

Les  objectifs  de la présidence suédoise :

Elle aura  comme priorité la crise financière et économique et la gestion du chômage ; le sommet de Copenhague sur le changement climatique  et la mise en place du traité de Lisbonne si l'Irlande l'adopte par référendum.
( Il doit encore  être signé par les présidents tchèque et polonais ).
Sur le plan économique,   la Suède veut  aller vers une économie plus " éco performante " en mettant l'accent sur l'efficacité énergétique  prenant en compte le respect de l'environnement et du climat.
Concernant l'emploi, la présidence souhaite limiter le chômage, minimiser l'exclusion et réintégrer les gens dans le marché du travail à travers une politique axée sur la reconversion et la mobilité sur le marché du travail ( adoption d'une directive sur le traitement équitable des personnes ), sur l'accès simplifié au capital et la simplification des réglementations pour les petites entreprises, sur la recherche de l'innovation et enfin sur le maintien de systèmes modernes de protection sociale ( adoption souhaitée d'une directive sur la mobilité des patients et propositions sur le vieillissement dans la santé et la dignité ).

 Préparer le sommet de copenhague :
 Stocklom essayera d'initier un nouvel accord sur le climat lors de la conférence internationale de Copenhague, et devra faire en sorte que les 27 adoptent une position commune pour continuer les discussions avec les grands pays industrialisés ( Etats-Unis, Russie, Chine, inde, Brésil ).
Comment arriver à ce que les pays industrialisés adoptent une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 à 40%, financent  les mesures dans les pays en développement et transfèrent les technologies dans ces pays.
La Commission sur les changements climatiques, instaurée par le gouvernement suédois, constitue  une contribution importante à ces questions.

Continuer l'élargissement :
La présidence suédoise compte avancer dans les discussions auprès des pays candidats et des candidats potentiels.
La Suède est favorable a l'entrée de la Turquie dans l'union 
et souhaite  ouvrir un nouveau chapitre de négociations avec ce pays, malgré les réticences de plusieurs états membres.
Le  rapprochement avec les balkans occidentaux, dont l'ancienne république yougoslave de macédoine, devrait se concrétiser. Les négociations avec la Croatie seront retardées du fait d'un différend frontalier avec la slovénie.

Une stratégie pour la mer baltique :
Suite aux propositions formulées par la Commission européenne au début du mois de juin, une stratégie pour la mer baltique pourrait être adoptée lors du conseil européen d'octobre.
Le projet devra permettre d'obtenir une mer plus propre ( interdiction des détergents  contenant des phosphates, réduction des effets néfastes des engrais et de la contamination par les nutriments, contrôle plus efficace de la pêche ).
-  rendre la région plus dynamique du point de vue économique ( renforcement des activités des petites entreprises, suppression des barrières commerciales, développement des infrastructures et systèmes de transport, investissement dans les technologies d'information et les communications électroniques ) au travers d'une coopération macro-régionale des  pays européens et hors UE ( y compris la Russie ).

Adopter le programme de Stochklom sur la justice et les affaires intérieures :
En termes de liberté, de sécurité et de justice, la suède s'est fixée comme objectif l'adoption d'un nouveau programme de travail intitulé " le programme de Stockholm " :  Celui- ci devra fixer le cadre et les orientations de la politique européenne pour la période 2010-2014 en ce qui concerne les questions policières, frontalières et douanières, la justice, ainsi que la politique d'asile, de migration et de visa.
La vision qui sous-tend le programme de Stockholm est celle d'une Europe plus sûre et plus ouverte, dans laquelle les droits des personnes sont garantis.
Le renforcement de la coopération entre les Etats membres sur ces questions, souhaité par la suède, pourrait permettre de faciliter la libre circulation des personnes mais aussi lutter contre la criminalité, la traite des êtres humains, la mise en place d'un système commun d'asile juste, transparent et plus équitable, et une immigration accrue de main d'oeuvre.
Un autre objectif est de lancer un portail internet européen d'information sur les lois et les procédures judiciaires dans les différents Etats membres.

Renforcer la coopération internationale et l'action extérieure de l'Union  :

 L'action extérieure devra être marquée par les principes de paix, de développement, de démocratie  et de droits de l'homme.

L'élargissement   constitue l'un des axes mis en avant, avec le renforcement de la politique étrangère de sécurité et de défense, ainsi que le renforcement de la coopération avec les Etats-Unis.
Mise en oeuvre d'un partenariat oriental ainsi que vers les pays de l'Union pour la Méditerranée. Une stratégie européenne pour l'Afrique, ainsi qu'un renforcement 
  des relations entre le Pakistan et l'Afghanistan.

Un partenariat oriental  :
Approfondir les relations avec l'Arménie, l'Azerbaidjan, la Georgie, la Moldavie,  et le Bélarus et promouvoir l'intégration de ces pays dans les domaines du  commerce, des migrations et de la législation. 

La présidence accordera la  priorité aux négociations commerciales, avec la conclusion du cycle de Doha  et l'évolution du commerce international vers plus de libre-échange avec la Corée du sud, l'Inde, l'Ukraine, le Conseil de coopération du golfe, les Andes    et l'Amérique centrale.
Par roselyne - Publié dans : L'Europe en questions - Communauté : changer le monde
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Mardi 30 juin 2009

Point de vue sur le Honduras :

  Je ne partage les propos sur Obama mais c'est un article éclairant sur les méthodes des Etats-Unis qui continuent  leur déstabilisation de  certaines parties du monde. 
Mais les dirigeants d'amérique latine ne se laissent  plus faire et pour cette raison il faut les saluer.

Honduras : Negroponte a encore frappé.

COMAGUER ( source : legrand soir )

JOHN NEGROPONTE est un diplomate US connu. Il a effectué une carrière brillante que l’a conduit aux postes les plus élevés.

S’il n’occupe plus de poste officiel depuis l’arrivée au pouvoir de l’administration OBAMA, il a été au sommet de sa puissance pendant les deux mandats de BUSH II qui a fait de lui successivement :

- Le représentant US à l’ONU en 2001 chargé de manipuler l’institution pour lui faire accepter l’invasion de l’Irak en utilisant les écoutes téléphoniques, le vol et le charcutage de documents en particulier les rapports d’inspection des installations nucléaires de l’Irak

- Le second ambassadeur US dans l’Irak occupé à la tête de la plus grosse « ambassade » du monde, en fait le quartier général de l’armée d’occupation et des bandes de mercenaires annexes

- Le premier directeur national du renseignement poste créé spécialement pour lui par BUSH pour chapeauter toutes les institutions étasuniennes du renseignement et de l’espionnage pour pouvoir à l’occasion interdire la diffusion de vraies nouvelles par la CIA – un service de renseignement est conçu pour fournir des données exactes à son gouvernement - et leur substituer des mensonges d’Etat pour finir au poste de vice-ministre des Affaires Etrangères (Département d’Etat) comme second de CONDOLEEZZA RICE

Mais ce reaganien pur jus, fils d’un riche armateur grec et apparenté par sa femme à la famille royale d’Angleterre s’était fait connaître comme diplomate meurtrier, adepte de la politique du « gros bâton » appliquée par les USA en Amérique latine depuis deux siècles lorsqu’il a occupé de 1981 à 1985 le poste d’ambassadeur des Etats-Unis au Honduras.

C’est depuis Tegucigalpa, la capitale de ce petit pays, où le pouvoir était occupé par une dictature militaire mise en place par les Etats-Unis qu’il a organisé la contre-révolution au Nicaragua voisin qui devait aboutir à la chute du régime sandiniste à Managua. C’est là également qu’il a mis au point l’IRANGATE opération secrète consistant à fournir clandestinement des armes à l’Iran pour que la République Islamique, ennemi officiel des Etats-Unis, ne perde pas la guerre contre l’Irak, soutenu lui officiellement et à armer avec l’argent touché des iraniens – hors budget officiel bien entendu - les contre révolutionnaires (CONTRAS) nicaraguayens formés, entraînés et stationnés entre deux expéditions sanglantes sur le territoire hondurien où ils sévissaient également.

Autant dire qu’il a laissé un très mauvais souvenir dans la région et la condamnation des Etats-Unis en 1986 par la Cour Internationale de Justice de La Haye pour violation du territoire nicaraguayen concernait directement les activités de JOHN NEGROPONTE. On sait que les Etats-Unis n’ont jamais payé l’amende de 17 millions de dollars qui leur avait été infligée par la CIJ.

Pour la mise au point de l’IRANGATE, NEGROPONTE a négocié secrètement avec le premier ministre iranien de l’époque, un certain MOUSSAVI candidat malheureux aux élections présidentielles iraniennes dont il a été beaucoup parlé ces dernières semaines

JOHN NEGROPONTE a effectué l’an dernier en Juin un voyage officiel sur les lieux de ses crimes et a rendu visite aux dirigeants du Salvador, du Guatemala et du Honduras. Il n’a pas été accueilli au Nicaragua où il est persona non grata depuis le retour au pouvoir du leader sandiniste DANIEL ORTEGA.

Le motif officiel de la visite était la lutte contre la drogue, laquelle on le sait est le nouveau « faux nez » des ingérences étasuniennes en Amérique Centrale et fait écho aux plans « Colombia » et « Merida » mis en œuvre en Colombie et au Mexique.

NEGROPONTE et le Président Hondurien ZELAYA se sont alors rencontrés mais ce dernier a refusé au dernier moment de tenir une conférence de presse commune et a fait ses propres commentaires sur la visite de l’ancien ambassadeur :

« Ce pays n’est plus celui des années 80 car aujourd’hui nous avons appris une nouvelle tolérance à une ouverture du système démocratique. »

Dans cette phrase ZELAYA homme politique conservateur annonçait un tournant à gauche de sa politique qui allait se concrétiser par une alliance avec le seul parti de gauche organisé au Honduras le parti de l’unification démocratique.

(Il a été annoncé que CESAR HAM, leader de ce parti aurait été assassiné par les putschistes le lendemain de l’éviction de ZELAYA, mais aux dernières nouvelles il semblerait que lui et les autres responsables et élus de ce parti se soient cachés pour échapper aux tueurs.)

ZELAYA déclarait également à l’attention de NEGROPONTE : « Cette Amérique Centrale que vous visitez n’est pas la même que celle du temps de la guerre froide, quand des troupes étaient entraînées pour violer les droits du peuple au nom d’une idéologie » et il ajoutait « Aujourd’hui nous mettons l’accent sur la paix et la démocratie et plus du tout sur le business lié à la doctrine sécuritaire »

Ayant ainsi très officiellement et très explicitement desserré le carcan idéologique impérialiste, ZELAYA allait continuer sur le chemin d’une indépendance politique accrue par rapport à Washington. Il y était encouragé par un environnement régional favorable marqué par : le processus bolivarien en cours, l’arrivée au pouvoir des anciens guérilleros du FMLN au Salvador venant après celle des sandinistes au Nicaragua, le développement de l’ALBA, la critique du boycott de Cuba par l’OEA …

C’en était trop pour l’appareil terroriste clandestin des Etats-Unis et NEGROPONTE ne pouvait que rêver de vengeance.

Aujourd’hui NEGROPONTE n’occupe plus de fonctions officielles Il se contente de faire des cours à l’Université de Yale dont il est diplômé (comme GEORGES W. BUSH et JOHN KERRY). Il fait également des conférences et au cours de l’une d’elles il a récemment déclaré que la politique étrangère de l’administration OBAMA lui convenait.

Le putsch hondurien vient donc éclairer très précisément les rapports de force et de pouvoir au sein de la classe dirigeante US.

Les républicains néoconservateurs se sont organisés pour contraindre l’équipe OBAMA à exécuter leur politique extérieure. Pour le contraindre ils utilisent la tactique du bon flic et du mauvais flic.

DICK CHENEY, le mauvais flic, cogne médiatiquement  sur OBAMA comme une brute tandis que le bon flic NEGROPONTE trouve lui sa politique étrangère satisfaisante mais tient en même temps dans sa main tous les fils des évènements extérieurs récents (services de renseignement dont il a été le maître pendant deux ans, anciens élèves de l’ECOLE DES AMERIQUES, dirigeants iraniens corrompus …) qui font partie de la contre-révolution qu’ils ont programmée et que BARACK JANUS OBAMA, l’homme qui parle toujours deux langages doit « couvrir ».

JANUS OBAMA a été choisi par la grande bourgeoisie US pour tenir un discours moins primaire (et volontairement ambigu) sur une politique de domination mondiale qui n’a pas changé mais qui prend des formes de plus en plus caricaturales – le putsch hondurien est la réédition pitoyable d’un scénario déjà joué des dizaines de fois - et qui, heureusement, rencontre des oppositions internationales de plus en plus vives.

Les jours à venir le confirmeront.


COMAGUER

( source : Legrand soir )

 
Par roselyne - Publié dans : Les problèmes dans le monde - Communauté : changer le monde
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Mardi 30 juin 2009
 (  Article un peu long ) mais à lire absolument.

Les Etats-Unis ont-ils joué un rôle dans les troubles en Iran ? (Foreign Policy Journal)

Jeremy R. HAMMOND
Après l’annonce de la victoire de Mahmoud Ahmadinejad sur son principal adversaire Mir Hossein Mousavi lors de l’élection présidentielle en Iran le 12 juin (2009), le pays a été secoué par des troubles qui ont éclaté lorsque les partisans de Moussavi sont descendus dans les rues en affirmant que l’élection avait été truquée tandis que les forces de sécurité et les milices réprimaient les manifestants, parfois avec violence. L’Iran affirmait que les troubles étaient provoquées par une ingérence étrangère, une accusation répercutée par les médias occidentaux mais généralement minimisée. Il y a pourtant de bonnes raisons pour penser que les Etats-Unis ont probablement fomenté le chaos qui s’est instauré et que de nombreux commentateurs ont comparé à la révolution de 1979 qui a renversé le Shah.

Le rôle des Etats-Unis dans le renversement en 1953 du Premier Ministre iranien Mohammed Mossadegh, démocratiquement élu, et l’instauration du régime brutal du Shah Mohammad Reza Pahlavi est bien connu. Dans son discours au Caire le mois dernier, le Président Barack Obama a même fait une allusion au coup d’état soutenu par la CIA, en reconnaissant que « En pleine Guerre Froide, les Etats-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement démocratiquement élu en Iran » (1)

Cependant, les Etats-Unis ont perdu leur principal allié au Moyen-Orient lorsque le Shah fut renversé par une révolution islamique qui a balayé le pays en 1979 et qui a instauré un régime religieux perpétué à ce jour sous le Guide Suprême le Grand Ayatollah Ali Khamenei, successeur du leader de la révolution, l’Ayatollah Ruhollah Khomeini.

Sous l’administration Reagan, les Etats-Unis ont illégalement vendu des armes au régime iranien tout en soutenant l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre dévastatrice contre la République Islamique. Et tandis que les néoconservateurs à Washington tenaient l’Iran dans leur ligne de mire pour un changement de régime sous l’administration Clinton, il a fallu attendre l’élection de George W. Bush pour voir naître une stratégie. Que cette politique destinée à provoquer un changement de régime ait été poursuivie ou pas par Barack Obama reste à démontrer, mais il ne fait aucun doute que les Etats-Unis ont un long et sordide passé d’ingérence dans les affaires iraniennes.

La National Endowment for Democracy (NED)

Un des mécanismes par lesquels les Etats-Unis s’ingèrent dans la politique intérieure d’autres pays est la National Endowment for Democracy (NED), une agence quasi gouvernementale financée à la fois par le Congrès et des fonds privés et dont le but est de fournir un soutien aux organisations qui épousent les objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis.

Le site de la NED indique que sa création au début des années 80 était « impulsée par l’idée qu’une assistance américaine aux efforts en faveur de la démocratie à l’étranger serait une bonne chose pour les Etats-Unis et pour tous ceux qui luttent dans le monde pour la liberté et l’autodétermination. » (2)

L’idée derrière la création de la NED était de créer une organisation qui ferait ouvertement ce que la CIA faisait clandestinement depuis longtemps. C’est ainsi que l’organisation a sa propre histoire d’ingérences dans les affaires intérieures d’autres pays. « Une bonne partie de ce que nous faisons aujourd’hui était faite clandestinement par la CIA il y a 25 ans, » a reconnu Allen Weinstein, un des fondateurs de la NED (3)

Par exemple, au Nicaragua la CIA a poussé l’opposition dans des actions de provocation dans l’espoir de susciter une réaction « exagérée » de la part du gouvernement Sandiniste. La NED était présente aussi, et fournissait de l’argent aux groupes d’opposition tandis que la CIA armait les terroristes de la Contra (avec, soi dit en passant, l’argent de la vente d’armes à l’Iran). (4)

En Bulgarie, lors des élections de 1990, la NED a dépensé plus de 1,5 millions de dollars pour battre la Parti Socialiste Bulgare (PSB). Lorsque le PSB remporta l’élection malgré tout, la NED a soutenu les groupes d’opposition qui ont semé le chaos dans les rues pendant des mois jusqu’à ce que le président et le premier ministre démissionnent. (5)

La NED était présente en Albanie et soutenait l’opposition au gouvernement communiste élu en 1991. Une fois encore, l’agitation dans les rues a provoqué la chute du gouvernement et l’organisation de nouvelles élections remportées par le pro-américain Parti Démocrate. (6)

Entre 1990 et 1992, la NED a financé la Fondation Nationale Cubano-Américaine, un groupe anti cubain de Miami qui à son tour a financé Luis Posada Carriles, un terroriste protégé par les Etats-Unis et auteur de l’attentat contre un avion de ligne cubain en 1976 qui a coûté la vie à 73 personnes. (7)

La NED était présente en Mongolie pour aider les partis d’opposition réunis dans l’Union Démocratique Nationale à battre le Parti Révolutionnaire du Peuple qui avait remporté les élections en 1992. Avec le soutien de la NED, l’UDN remporta les élections de 1996 et les médias américains ont salué la « thérapie de choc » économique appliquée par le nouveau gouvernement pro-occidental. Sous le nouveau gouvernement, l’Agence de Sécurité Nationale (NSA – acronyme anglais) en a profité pour installer des stations d’écoute pour espionner la Chine. (8)

Et la NED était présente au Venezuela pour financer l’opposition à Hugo Chavez, dont des groupes impliqués dans la tentative de coup d’état de 2002 qui avait pratiquement réussi à le renverser. (10)

La NED est active aussi en Iran, et distribue des centaines de milliers de dollars à des groupes iraniens. Entre 2005 et 2007, la NED a donné 345.000 dollars à la Fondation Abdorrahman Boroumand (FAB). (11) Le groupe annonce son « apolitisme » sur son site Internet, mais son nom vient du fondateur de Mouvement National de la Résistance Iranienne (MNRI), un groupe d’opposition aux religieux crée en 1980. Selon leur site Internet, Boroumand a été assassiné à Paris en 1991 par des agents du gouvernement iranien. Le site est enregistré sous le nom de la Fondation Boroumand, domicilié à Suite 357, 3220 N ST., NW, Washington, D.C.(13)

Autre bénéficiaire des aides de la NED est le Conseil National Irano Américain (NIAC – acronyme anglais) qui a reçu 25.000 dollars en 2002, 64.000 dollars en 2005, et 107.000 dollars en 2006. La somme de 2002 fut accordée pour organiser des « ateliers de travail sur les médias » afin de former divers membres de groupes civiques aux techniques de relations publiques. La somme de 2005 fut accordée pour financer en partie pour « renforcer les capacités des groupes civiques en Iran, » y compris par des conseils en « relations avec les financiers étrangers ». En 2006, l’argent fut attribué à « la promotion de la coopération entre les ONG iraniennes et la société civile internationale et le renforcement des capacités institutionnelles des ONG en Iran. » (14)

Le président du groupe est le Dr Trita Parsi, dont les parents ont fui la répression politique en Iran lorsqu’il avait 4 ans. Il a fait ses études de doctorat à Johns Hopkins School for Advanced International Studies sous le professeur Francis Fukuyama. (15) [théoricien de la « fin de l’histoire » cher au néocons et ex-gourou des médias pour ceux qui ont la mémoire courte – NDT]

En 2007, Fukuyama écrivait que « Ahmadinejad est peut-être le nouveau Hitler », mais que le recours à la force contre l’Iran « était très peu souhaitable », et que des frappes aériennes « ne provoqueraient pas un changement de régime » qui était « le seul moyen à long terme pour arrêter » le présumé programme iranien destiné à se doter de l’arme nucléaire. (16) De manière similaire, le NIAC s’oppose lui aussi à une intervention militaire contre l’Iran, et propose « l’idée de résoudre les problèmes entre les Etats-Unis et l’Iran par le dialogue afin d’éviter une guerre. » (17)

Après l’élection iranienne et les violences qui ont suivi, le NIAC a publié une déclaration selon lequel « Le seul moyen plausible pour mettre fin à la violence serait la tenue de nouvelles élections contrôlées par des observateurs indépendants pour garantir leur régularité. » (18)

Au mois de novembre dernier, l’ambassadeur iranien auprès des Nations Unies Mohammad-Javad Zarif a accusé les Etats-Unis de vouloir orchestrer une « révolution de velours » en Iran. Selon lui, un des moyens mis en oeuvre était la création d’ateliers de travail. « Depuis quelques années, les officiels américains invitent des personnalités iraniennes à des soi-disant séminaires. Cependant, lorsque ces iraniens assistent à ces sessions, ils se rendent compte qu’ils ont été réunis pour discuter des mesures à prendre pour renverser le gouvernement iranien. » (19)

Le Bureau des Affaires Iraniennes

Au mois de février 2006, la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice a demandé une aide d’urgence au Congrès d’un montant de 75 millions de dollars, en plus des 10 millions de dollars déjà alloués, « pour monter la plus grande campagne de propagande contre le gouvernement de Téhéran jamais réalisée », selon les termes du (quotidien britannique) The Guardian. L’argent « sera consacré à la diffusion de programmes radio et télé à destination de l’Iran, à fournir une aide aux iraniens pour suivre leurs études aux Etats-Unis et à soutenir des groupes démocratiques à l’intérieur du pays. » L’effort de propagande inclurait « le développement des émissions en langue Farsi de la radio gouvernementale US Voice of America (la Voix de l’Amérique) qui passerait de quelques heures par jour à 24/24h. » En présentant sa demande, Rice a dit que les Etats-Unis « travailleront à soutenir les aspirations du peuple iranien pour la liberté et la démocratie dans leur pays. » (20)

Le magazine Christian Science Monitor a naïvement rapporté que « l’objectif implicite » de la demande de financement était « un changement de régime de l’intérieur », et a noté aussi que « l’argent serait consacré à renforcer les émissions en Farsi vers l’Iran, à soutenir les groupes d’opposition, et aux échanges scolaires. »

Un ancien spécialiste du Moyen Orient auprès du Conseil de Sécurité Nationale, Raymond Tanter, a suggéré que les Etats-Unis pourraient collaborer avec un groupe d’opposition iranien, le Mujahideen-e-Khalq (MEK). « Si nous sommes sérieux quant à notre volonté de travailler avec des groupes à l’intérieur du pays, » a-t-il dit, « il faudra que cela soit avec le MEK, parce qu’il n’y a aucune autre force d’opposition qui préoccupe le régime. »

Mehdi Marand, porte-parole du Conseil pour un Changement Démocratique en Iran, a dit que certains membres du Congrès étaient prêts à retire le MEK de la liste des organisations terroristes. « Si les Etats-Unis veulent réellement aider les forces démocratique en Iran, » a-t-il dit, « la seule manière de le faire est de retirer les restrictions imposées à l’opposition. » (21)

Le problème avec le MEK est qu’il figure sur la liste des organisations terroristes publiée par le Département d’Etat des Etats-Unis. Basée en Irak, le groupe est tombé sous la coupe des Etats-Unis après l’invasion de 2003 et le renversement du régime de Saddam Hussein.

Selon l’ancien inspecteur en armements des Nations Unies, Scott Ritter, qui fut l’une des rares voix à souligner, avant l’invasion de l’Irak, qu’il n’y avait aucune preuve crédible que l’Irak possédait encore des armes de destruction massive, les Etats-Unis collaboraient déjà avec le MEK. Bien avant, en 2005, Ritter a écrit que l’administration Bush avait autorisé un certain nombre d’opérations clandestines en Iran. « Les plus visibles d’entre elles, » a-t-il écrit, « sont les opérations appuyées par la CIA et récemment menées par les Mujahideen-e-Khalq, ou MEK, un groupe d’opposition iranien auparavant dirigé par les sinistres services de renseignement de Saddam Hussein mais qui travaillaient désormais exclusivement pour la Direction des Opérations de la CIA. » Selon Ritter, les opérations menées par le MEK à l’intérieur de l’Iran et appuyées par la CIA incluaient des « attentas terroristes. » (22)

Un document du Département d’Etat déclassifié en mars 2006 et intitulé « le recrutement de la prochaine génération de spécialistes iraniens » commence par affirmer que « contrer efficacement l’Iran figure parmi les plus priorités les plus importantes pour notre gouvernement au cours des dix prochaines années. » Le document présente un plan concocté sous la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et destiné à « promouvoir la liberté et le démocratie [sic] en Iran. »

A cette fin, le Département d’Etat a crée un Bureau des Affaires Iraniennes (BAI, OIA pour l’acronyme anglais), dépendant du Bureau des Affaires du Proche Orient, et qui « s’adresserait au peuple iranien » et embaucherait plus de spécialistes sur l’Iran au sein des services de politique étrangère et plus d’officiers maniant la langue au sein du BAI, du Bureau de Recherche et de Renseignement, et autres branches du Département d’Etat. Une partie de cet effort pour « s’adresser » aux iraniens serait effectué à partir de Dubaï, un « emplacement naturel » pour un bureau régional grâce à sa « proximité avec l’Iran et aux contacts avec la diaspora iranienne. » (23)

Selon ce document, le bureau de Dubaï serait calqué sur la station d’écoute de la capitale Lituanienne à Riga où les Etats-Unis avaient une station d’écoute pour recueillir des informations sur l’Union Soviétique dans les années 20 (George Kennan a été basé un temps là-bas). Les médias iraniens ont qualifié la station de « bureau de changement de régime ». Un officiel du Département d’Etat basé à Dubaï a dit que le but du bureau « est d’avoir une idée de ce qui se passe en Iran. Il ne s’agit pas d’un bureau de recrutement et il ne s’agit pas d’organiser la prochaine révolution en Iran. » (24)

Mais le document du Département d’Etat indiquait aussi que parmi les responsabilités du Directeur adjoint de la station de Dubaï figurait celle de rechercher « des moyens pour mettre en oeuvre des programmes du gouvernement des Etats-Unis et pour financer les organisations politiques et civiles iraniennes » et d’ « alerter Washington lorsqu’il y avait la nécessité de produire des déclarations au nom des dissidents iraniens. »

Le BAI créerait aussi un poste de Officier Généraliste en Relations Internationales à Istanbul pour faire avance « les objectifs politiques des Etats-Unis quant à la communauté [expatriée] iranienne » en Turquie et en Israel. Des postes similaires seraient crées à Frankfurt, Londres et Bakou. (25)

Dans un éditorial du Los Angeles Times qui critiquait les plans de l’administration Bush pour l’Iran, Charles A. Kupchan, professeur en affaires internationales à l’université de Georgetown et membre du Conseil en Relations Internationales (Council on Foreign Relations – CFR), et Ray Takeyh, membre aussi du CFR, faisaient remarquer que l’objectif « n’était pas uniquement de contrer les ambitions nucléaires de Téhéran mais aussi de renverser le gouvernement iranien. » Leur principal critique envers la nouvelle « stratégie pour un changement de régime » était qu’elle avait de bonnes chances de « de se révéler contre-productive et de renforcer les partisans d’une ligne dure au sein du régime » en leur offrant l’occasion de crier à « l’ingérence des Etats-Unis » et de leur offrir une excuse pour réprimer la dissidence. (26)

Lorsque CNN lui posa la question de savoir sur le BAI était destiné à promouvoir un changement de régime en Iran, un haut fonctionnaire du Département d’Etat à répondu qu’il était destiné à « faciliter un changement de politique en Iran, » avant de reconnaître, « Oui, un des objectifs est la mise en place d’un gouvernement qui représente la volonté du peuple, mais c’est un processus qui concerne les Iraniens. » (27)

L’ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies, John Bolton [autre spécialiste bien connu des coups tordus – Note du Grand Soir], a reconnu en octobre 2006 qu’un changement de régime était « l’objectif final » de la politique de sanctions économiques US en ajoutant « qu’elles exerçaient une pression à l’intérieur du pays » et « aidaient les forces démocratiques » à l’intérieur du pays et au sein de la diaspora iranienne. (28)

Des fonctionnaires du gouvernement ont déclaré au New York Times que le vice-président de l’époque Dick Cheney était en train de « promouvoir l’immigration des diplômés et des étudiants iraniens vers Amérique et de couvrir le pays d’émissions radio et télé de soutien aux dissidents iraniens. » Le programme devait être « supervisé par Elizabeth Cheney, sous-secrétaire adjoint aux affaires du Proche Orient et aussi la fille du vice-président. » (29)

Un article du Washington Post relatif au nouveau bureau faisait remarquer que l’argent serait dépensé en « activités d’opposition » et notait que « bien que les officiels de l’administration n’emploient pas le terme « changement de régime » en public, c’est bien de ça qu’il s’agit lorsqu’ils décrivent les objectifs et les moyens mis en oeuvre pour renforcer une résistance à la théocratie. » Le Post notait aussi « l’échec » subi par l’administration Bush lorsque le Congrès a imposé une réduction de 19 millions de dollars qui affecterait principalement les émissions 24/24h de Voice of America vers l’Iran. (30)

En Avril 2060, le Financial Times signalait une coordination avec la Grande Bretagne et remarquait que certains critiques de la stratégie de l’administration étaient les mêmes Iraniens que le programme était censé aider. Selon le Financial Times, « les opposants iraniens sérieux sont pratiquement unanimes pour dire que le financement de l’étranger de leurs activités en faveur de la démocratie, particulièrement celui fourni par la Grande Bretagne et des Etats-Unis, sera contre-productif. » L’article citait aussi Ali Akbar Javanfekr, conseiller de presse du Président Ahmadinejad, qui a déclaré que les Iraniens étaient « conscients » de la « propagande de nos ennemis. » (31)

Au mois de mai, le Los Angeles Times signalait que le BAI était dirigé par David Denehy, un spécialiste de l’Institut Républicain International (IRI). (32) L’IRI a été financé par le NED et était actif au Venezuela, notamment pendant l’année de la tentative de coup d’état, pour un montant de 299.999 dollars pour « former » des partis politiques (à part l’IRI, la NED a fourni aussi plus de 1 million de dollars à des groupes opérant au Venezuela en 2002). (33)

Le président du NIAC, Trita Parsi, a expliqué les objectifs de la politique des Etats-Unis en déclarant « l’administration veut provoquer un changement de régime par une démocratisation de la politique, au lieu d’une confrontation militaire. »

Le L.A. Times a aussi rapporté que « au Pentagone, un directoire iranien travaillera avec le Département d’Etat pour miner le gouvernement de Téhéran. » Selon l’article, le nouveau directoire iranien « a été intégré à l’équipe politique, qui comprenait auparavant le Bureau des Plans Spéciaux (OSP – acronyme anglais).

L’OSP était un bureau dirigé par Douglas Feith qui fut crée pour court-circuiter les procédures de contrôle habituelles des services de renseignement et alimenter le flot d’informations encourageant un changement de régime en Irak, y compris les informations de dissidents irakiens tels Ahmed Chalabi qui n’avait que peu de crédibilité hors du bureau de Feith.

Dans un article de Rolling Stone, James Bamford révéla comment un membre de la cabale de Feith à l’OSP, Michael Ledeen, organisa une réunion avec des dissidents iraniens pour faire avancer le plan de changement de régime en Iran. Ledeen a servi sous l’administration Reagan comme intermédiaire d’Israël dans le commerce illégal d’armes qui fut connu sous le nom de l’affaire Iran-Contra.

Lors de cette réunion à Rome, Ledeen, accompagné de Lary Franklin et Harold Rhode, ont rencontré un Iranien du nom de Manucher Ghorbanifer dans une planque fournie par Nocolo Pollari, un directeur des services de renseignements italiens (SISMI). Quelques mois auparavant, Pollari était le responsable qui a fourni à l’administration Bush les documents, qui se sont avérés plus tard des faux, qui prétendaient prouver que Saddam Hussein avait obtenu de l’uranium en Afrique. Les hommes ont discuté sur la possibilité d’utiliser le MEK pour faire avancer leurs projets de changement de régime en Iran, selon les sources de Bamford bien renseignés sur la réunion.

De plus, Larry Franklin, qui avait travaillé pour Feith à l’OSP, devait rencontrer plus tard deux autres hommes « qui cherchaient aussi une manière de pousser les Etats-Unis à la guerre avec l’Iran. » Les deux hommes étaient Steven Rosen et Keith Weissman du Comité des Affaires Publiques Américano Israéliennes (AIPAC – acronyme anglais). Sous le regard du FBI, Franklin a illégalement passé des informations secrètes d’une Directive Présidentielle de Sécurité Nationale traitant de la politique des Etats-Unis envers l’Iran à l’AIPAC dans le but de pousser l’influent lobby israélien à exercer une pression sur la Maison Blanche pour adopter les mesures préconisées par le document.

Dans l’article daté du 24 juillet, Bamford a écrit « au cours des six derniers mois, l’administration a adopté pratiquement toutes les mesures extrêmes préconisées par la cabale guerrière du Pentagone... Pour appuyer les propos menaçants, le Département d’Etat est entrain de dépenser 66 millions de dollars dans la promotion d’un changement politique en Iran – en finançant les même types de groupes de dissidents que ceux qui ont aidé à entraîner les Etats-Unis à faire la guerre à l’Irak. »

Dans le New York Times Magazine de Juin 2007, Negar Azimi écrivait sur le quotidien iranien Kayhan qui « publie presque chaque jour un article sur un réseau sophistiqué qui conspire au renversement du régime. Appelé « khaneh ankaboot » ou « nid d’araignée », le réseau serait financé par les 75 millions de dollars et comprend tout le monde, de Georges Soris à Georges Bush en passant par Francis Fukuyama, sans oublier des dissidents iraniens de toutes tendances. »

Azimi ajoutait, « si le nid d’araignée avait un quartier général, ce pourrait bien être le Bureau des Affaires Iraniennes, qui se trouve au deuxième étage du Département d’Etat » et « était chargé de définir, en consultation étroite avec Denehy, comment dépenser les fonds pour la démocratie. »

36,1 millions de dollars étaient destinés à Voice of America perse et Radio Farda. Voice of America a souvent invité Reza Pahlavi, fils de l’ancien Shah, qui vit désormais Miami. Le 1er avril 2007, Voice of America avait invité Abdel Malek Rigi, chef du groupe terroriste baloutche Jundallah, qui « fut présenté à l’antenne comme le dirigeant d’un groupe de résistance armée national ».

Mehdi Khalaji, membre du Washington Institute for Near East Policy (institut Washington pour la politique au Proche-Orient) qui a travaillé pendant trios ans à radio Farda, a dit à Azimi que les nouveaux administrateurs de Voice of America « semblent incapables de faire la différence entre journalisme et propagande… Si vous invitez le chef du Jundallah et le qualifiez de combattant de la liberté ou si vous présentez la radio Voice of America comme étant dirigée par des monarchistes, les Iraniens vont changer de station. » (35)

Les Opérations Clandestines US en Iran

Au mois d’avril 2006, le journaliste d’investigation Seymour M. Hersh a écrit dans le magazine New Yorker que « l’administration Bush, tout en prônant le recours à la diplomatie pour arrêter l’Iran de poursuivre son programme nucléaire, a accru le niveau des activités clandestines à l’intérieur de l’Iran et intensifié les plans pour une éventuelle frappe aérienne de grande envergure. »

Une source proche du Pentagone a déclaré à Hersh que des unités américaines étaient en action en Iran et « travaillaient avec les minorités ethniques, dont les Azeris, Les Baloutches, dans le sud-est, et les Kurdes, dans le nord-est. » L’objectif principal était d’ « encourager les tensions ethniques » et miner le régime ». (36)

Asia Times Online a publié peu de temps qu’un « ancien ambassadeur Iranien et connaisseur de la République Islamique » avait fourni les détails « sur les opérations clandestines à l’intérieur de l’Iran destinées à déstabiliser le pays et renverser le régime – où préparer une attaque américaine. » Selon cette source, « le gouvernement iranien est au courant de ces infiltrations. »

Richard Sale, correspondant sur les questions de Renseignement à United Press International, a corroboré les accusations formulées par Hersh, en déclarant que « les accusations iraniennes sont vraies » mais que « le volume de ces activités est si faible, à peine des piqures de moustiques, qu’elles n’ont aucune valeur stratégique. »

L’article d’Asia Times Online se poursuit en soulignant les troubles récentes chez les minorités ethniques en Iran, notamment chez les populations Kurdes, Arabes et Baloutches. Lors d’un incident « fin janvier, a groupe musulman sunnite jusqu’alors inconnu appelé Jundallah (Soldat d’Allah) a capturé neuf soldats iraniens dans les zones isolées de la province de Sistan-Baloutchistan à la frontière de l’Afghanistan et Pakistan » (37)

En juillet, Seymour Hersh a réitéré dans une interview à NPR (radio publique) que les Etats-Unis soutenaient des groupes terroristes dont le MEK, Jundallah et le Parti pour la Liberté du Kurdistan (PJAK – anglais). « La pensée stratégique derrières ces opérations clandestines est de provoquer suffisamment de troubles et de chaos pour pousser le gouvernement iranien à commettre l’erreur de réagir avec agressivité, ce qui donnerait l’impression d’un pays soumis à de grands troubles », dit Hersh, et de pouvoir fournir un casus belli aux Etats-Unis. (38)

Dans un article du 29 juillet, Scott Ritter a écrit que « le contribuable américain est mis à contribution, avec l’autorisation du Congrès, pour financer des activités qui ont pour résultat des morts et des blessés iraniens, et la destruction de biens iraniens… La CIA fournit le soutien matériel des actions du MEK à l’intérieur de l’Iran. La récente série d’attentats en Iran… se révèle être l’œuvre du MEK… » (39)

Hersh a écrit un autre article dans le New Yorker en novembre où il indiquait que le Pentagone menait de plus en plus d’opérations qui étaient traditionnellement du domaine de la CIA, en donnant quelques détails. « Depuis six mois, Israël et les Etats-Unis collaborent pour soutenir un groupe de résistance kurde appelé Parti pour la Liberté du Kurdistan, » qui a lancé des attaques en Iran. Il a répété que « le Pentagone a établi des relations clandestines avec les membres de tribus Kurde, Azeri et Baloutche et encourage leurs efforts de miner l’autorité du régime dans le nord et le sud de l’Iran. » (40)

Sur Democracy Now ! (radio progressiste US) Amy Goodman a réuni Seymour Hersh et Scott Ritter pour discuter du dernier livre de Ritter, « Cible Iran : la vérité sur les plans de la Maison Blanche pour un changement de régime », qui affirme que les Etats-Unis mènent des opérations en Iran par l’intermédiaire du MEK. Ritter a dit que le service de renseignement israélien, Mossad, montait une station en Azerbaïdjan pour travailler avec la population azérie iranienne et travaillait aussi en étroite collaboration avec le MEK. (41)

Le 27 février 2007, le London Telegraph écrivait « l’Amérique finance secrètement les groupes séparatistes ethniques militants en Iran dans une tentative de mettre la pression sur le régime islamique et lui faire abandonner son programme nucléaire. »

« Par une initiative qui révèle la préoccupation croissante de Washington devant l’échec de la voie diplomatique, des fonctionnaires de la CIA sont en train de former des milices d’opposition au sein des nombreux groupes ethniques parsemés le long des frontières Iraniennes. »

« Ces opérations provoquent des controverses parce qu’elles impliquent une collaboration avec des groupes qui recourent au terrorisme pour marquer leur opposition au régime iranien. »

« Ces trois dernières années, il a eu une vague de troubles chez les minorités ethniques des zones frontalières de l’Iran, avec des attentats terroristes et des campagnes d’assassinat contre les soldats et les fonctionnaires du gouvernement. »

« De tels opérations ont été menées chez les Kurdes à l’ouest, les Azéris au nord-ouest, les Arabes Ahwazis au sud-ouest, et les Baloutches au sud-est. »

Un ancien haut-dirigeant de la CIA a déclaré au Telegraph que le financement de la CIA aux groupes d’opposition et séparatistes n’était « pas vraiment un secret ».

Fred Burton, ancien agent chargé de l’antiterrorisme au Département d’Etat et auteur du livre publié en 2008 « Ghost : Confessions of a Counterterrorism Agent » (fantôme : les confessions d’un agent de l’antiterrorisme) a déclaré aussi au Telegraph que « les dernières attaques à l’intérieur de l’Iran rentrent dans le cadre des efforts entrepris par les Etats-Unis pour équiper et former les minorités ethniques à déstabiliser le régime iranien. »

John Pike, du groupe de réflexion Global Security à Washington, a dit « les activités des groupes ethniques se sont réchauffées [sic] ces deux dernières années et ce serait un scandale si ce n’était pas au moins en partie grâce à l’activité de la CIA. » Pike a dit aussi qu’ « une faction au sein du Département de la Défense veut déchainer » le MEK. « Ils ne pourront jamais renverser le régime iranien actuel mais ils pourraient provoquer beaucoup de dégâts. » (42)

Reese Erlich, journaliste et auteur du livre publié en 2007 « The Iran Agenda : The Real Story of U.S. Policy and the Middle East Crisis » (le programme iranien : la véritable histoire de la politique US et la crise au Moyen-Orient), a déclaré à Amy Goodman sur Democracy Now ! au mois de mars 2007 que les Etats-Unis faisaient appel à des groupes kurdes contre l’Iran. « Dans le cas d’un de ces groupes », a-t-il dit, « le PKK ou le parti des travailleurs kurde, qui sont financés aussi par Israël, sont chargés de mener des actions de guérilla en Iran, et cela fait partie d’un plan plus large des Etats-Unis pour fomenter le mécontentement et des activités terroristes menées par des iraniens issus des minorités ethniques de différentes parties de l’Iran. Et lorsque j’étais dans le nord de l’Irak, j’ai pu déterminer que ce genre d’activité était mené à partir du sol irakien dans les zones contrôlées par les Kurdes, en direction de l’Iran. »

Erlich a aussi expliqué comment le PJAK avait été crée comme un scission du PKK et a ajouté que « ils jouent pratiquement le même jeu avec le Mujahideen-e-Khalq, un autre groupe iranien, et avec des groupes au Baloutchistan, proches de la frontière avec le Pakistan ou un car de gardiens de la révolution a explosé. » Il a ajouté qu’Israël aussi « soutenait différents groupes kurdes. » (43)

D’autres corroborations sont apparues en avril, selon un blog de ABC News, « the Blotter », qui rapportait que selon des sources des services de renseignement US et pakistanais, le groupe baloutche Jundallah, opérant à partir de la province du Baloutchistan au Pakistan, menaient des opérations meurtrières à l’intérieur de l’Iran sous la supervision et les encouragements des Etats-Unis. Le financement de Jundallah n’était pas fourni directement, mais « selon des sources tribales qio se sont confiées à ABC News, l’argent destiné à Jundallah est remis à son jeune dirigeant, Abdel Malik Regi, via des exilés iraniens qui ont des contacts dans des états européens et des états du Golfe. »

En référence à l’attaque contre un bus dont Erlich avait parlé lors de son interview avec Amy Goodman, ABC News a noté que Jundallah avait revendiqué nombre d’attaques terroristes et enlèvements, dont « une attaque en février qui a couté la vie à au moins 11 membres des gardiens de la révolution voyageant dans un car dans la ville iranienne de Zahedan. » (44)

A nouveau au mois de mai, ABC News a indiqué que « la CIA a secrètement reçu le feu vert présidentiel d’organiser des opérations clandestines « noires » pour déstabiliser le gouvernement iranien, » selon des fonctionnaires en poste et d’anciens fonctionnaires des services de renseignement. Le mémo présidentiel « comprend une campagne coordonnée de propagande, de désinformation et de manipulation de la monnaie iranienne et des transactions financières internationales. »

Un haut-fonctionnaire de la CIA à la retraite, Bruce Riedel, a dit qu’il ne pouvait pas « confirmer ou infirmer qu’un tel programme existe, » mais a ajouté que « ce serait consistant avec l’approche globale des Américains pour trouver des moyens pour faire pression sur le régime. »

Vali Nasr, responsable adjoint pour l’étude du Moyen-Orient au sein de Council on Foreign Relations, a déclaré à ABC News, « Je pense que tout le monde dans la région sait qu’une guerre par intermédiaires est déjà en cours avec les Etats-Unis qui soutiennent les éléments anti-iraniens de la région et les groupes d’opposition à l’intérieur. » (45)

Le même jour, le Telegraph a publié aussi que « le Président George W. Bush a donné son accord à la CIA pour le lancement d’opérations clandestines « noires » destinés à renverser le régime en Iran, selon des sources des services de renseignement. » Le document officiel approuvait « les plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation destinée à déstabiliser, et éventuellement renverser, le règne théocratique des mollahs. » Le plan inclurait un sabotage de l’économie iranienne « par la manipulation de la monnaie du pays et des transactions financières internationales. » (46)

En juillet 2008, l’ancien chef des armées du Pakistan, le général Mirza Aslam Baig, a publiquement accusé les Etats-Unis de soutenir les opérations de Jundallah basé dans la province de Baloutchistan. (47)

Jundallah a revendique l’attentat suicide contre la mosquée Amir al-Mohini dans la ville de Zahedan le 14 mai 2009, en déclarant que la cible était une réunion de Gardiens de la Révolution qui s’y tenait. L’Iran a accusé les Etats-Unis d’être derrière cet attentat. (48)

Jalal Syyah, un officiel du bureau du Gouverneur de la province de Sistan-Baloutchistan, a déclaré à la radio d’état, « les terroristes, qui étaient équipés par l’Amérique dans un de nos pays voisins, ont exécuté cet acte criminel pour tenter de créer des conflits religieux et de semer la peur pour influencer l’élection présidentielle ». (49) Le Ministre de l’Intérieur Sadegh Mahsooli a déclaré « des ennemis tentent d’influencer les élections par la terreur, comme ils l’ont fait à Zahedan hier… les terroristes ne sont ni Sunnites ni Chiites mais Américains et Israéliens qui cherchent à diviser les sunnites et les chiites. » Le candidat d’opposition au Président Ahmadinejad, Mir-Hossein Mousavi a accusé aussi des « puissances étrangères » pour cet attentat. (50)

Les Etats-Unis ont naturellement nié l’accusation. « Nous condamnons cet attaque terroriste dans les termes les plus énergiques qui soient, » a déclaré un porte-parole du Département d’Etat, Ian Kelly. « Nous ne sponsorisons aucune forme de terrorisme en Iran » (51). Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a publié une déclaration « les Etats-Unis condamnent fermement les récentes attaques terroristes en Iran… Le peuple américain transmet leurs plus sincères condoléances aux victimes et leurs familles. Aucune cause ne justifie le terrorisme, et les Etats-Unis condamnent le condamnent sous toutes ses formes, dans tous les pays, contre tous les peuples. » (52)

Le lendemain, des hommes armés ont attaqué le siège de campagne du Président Ahmadinejad à Zahedan, et trois ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de fuir. (53) L’agence de presse de la République Islamique (IRNA) a rapporté que trois personnes, dont un enfant, avaient été blessées pendant l’attaque. Selon Al-Arabiya, une télévision financée par des fonds Saoudiens basée à Dubaï, Jundallah a revendiqué l’attaque. (54)

Le 9 juin 2009, quelques jours avant l’élection présidentielle, l’agence de presse nationale iranienne Press TV a rapporté que le frère du dirigeant de Jundallah, Abdulhamid Rigi, avait confirmé dans une interview que les Etats-Unis rencontraient le groupe depuis 2005 et l’avaient aidé à s’armer. Selon l’article, il aussi avait rencontré des Américains à Islamabad, au Pakistan. (55)

Une « Révolution de Velours »

Deux mois avant les élections, l’Iran a annoncé que les Gardiens de la Révolution avaient découvert un complot pour renverser le régime et a accusé les Pays-Bas de conspirer avec les Etats-Unis et la Grande Bretagne pour fournir un soutien financier aux groupes et sites internet d’opposition afin que des « activités antigouvernementales » provoquent un « reversement en douceur » du gouvernement. (56)

Après l’élection que le candidat sortant le Président Ahmadinejad a remportée avec une marge majorité, des manifestations ont éclaté dans les rues de Téhéran et les manifestants ont crié à la fraude et exigeaient l’annulation du scrutin. A certaines occasions les manifestations se sont transformées en émeutes et en actes de vandalismes et d’incendies. Les forces de sécurité ont parfois riposté avec brutalité et la milice semi-officielle Basij a été accusée d’avoir pris d’assaut l’Université de Téhéran, tuant 13 personnes. (57) La Basij a été accusée aussi d’autres atrocités, dont le meurtre d’une jeune femme identifiée comme Neda Agha Soltan. Neda fut filmée étendue dans la rue en train de saigner à mort, apparemment après qu’elle ait reçue une balle. (58)

Au milieu du chaos et des accusations d’ingérences étrangères dans les élections, l’Iran a renforcé la répression de la dissidence, en bloquant des sites internet et en interdisant les journalistes étrangers. Pendant la confusion, le réseau Twitter est devenu un important moyen de communication entre manifestants. Un utilisateur de Twitter envoie de courts messages (« tweets ») via un navigateur Web ou un SMS. D’autres utilisateurs peuvent s’abonner aux tweets de cet utilisateur et recevoir des mises à jour en temps réel. Ainsi, malgré les efforts déployés pour bloquer les sites internet, les autorités iraniennes n’ont pas pu arrêter Tweeter sans bloquer tous les SMS.

Mais la « révolution Tweeter » comme certains médias occidentaux l’ont baptisée, n’est peut-être pas ce qu’elle parait être. Des Blogs aux Etats-Unis ont explosé sous des rapports non confirmés basés sur des tweets anonymes provenant ostensiblement d’Iran. Mais comme l’a fait remarquer le Washington Post, « il est difficile d’estimer le volume de tweets réellement émis d’Iran. » (59)

Alors qu’une quantité importante de l’information émise par tweets s’est trouvée confirmée avec le temps, il n’en demeure pas moins que nombre d’informations douteuses ont circulé. Le New York Times a noté que « tout comme Twitter a aidé à sortir des informations en direct de Téhéran, il a aussi répandu des informations approximatives, et peut-être parfois même de la désinformation. » Parmi les fausses informations qui ont été répandues via Twitter et reprises dans les blogs on trouve « il y a eu trois millions de manifestants le week-end dernier à Téhéran (plutôt quelques centaines de milliers) ; que le candidat de l’opposition Mir Hussein Mousavi avait été assigné à son domicile (il ne faisait que l’objet d’une surveillance) ; que le président du comité de contrôle des élections avait déclaré l’élection invalide dimanche dernier (faux). » (60)

Cette dernière doit une bonne partie de sa popularité à Andrew Sullivan et son blog « The Daily Dish » à The Atlantic. Sullivan avait écrit, « Oui, la propre commission de contrôle des élections a déclaré l’élection invalide et a demandé un nouveau scrutin. C’est énorme : si le propre organisme de contrôle du régime émet un couac, quelle chance reste-t-il au régime de convaincre quelqu’un de sa légitimité démocratique ? » (61)

Sullivan avait mis comme source un lien vers un site en langue Farsi, Peykeiran.com (62) mais Sullivan a reconnue ne pas lire le Farsi, ce qui signifie qu’il ne faisait que relayer une information obtenue par ailleurs, peut-être par Twitter, sans citer la source. Quelque soit la source, la nouvelle se propagea à travers l’internet le lendemain de sa publication.

Mais lorsque Kourosh Ziabari, journaliste iranien et correspondant de Foreign Policy Journal, a lu l’article et le lien indiqué, il a répondu « En fait, il me semble qu’Andrew Sullivan a commis une erreur. Celui qui a affirmé que l’élection était invalide était Ali-Akbar Mohtashami, administrateur du comité pour la protection du scrutin de la campagne de (l’opposant) Mir-Hossein Mousavi. » (63) Pas vraiment le « scoop » que Sullivan prétendait annoncer.

Le New York Times a aussi fait remarquer que « non seulement est-il difficile de se fier à ce qui circule sur Twitter, mais certains utilisateurs de Twitter peuvent même tenter de vous rouler. » Parmi les exemples de messages tweeters diffusant des informations fabriquées de toutes pièces, on peut citer le cas de ceux du journaliste d’ABC News Jim Sciutto. (64)

Sciutto s’est défendu en affirmant que le gouvernement iranien tentait de « retourner la technologie contre les manifestants. Les autorités ont lancé un certain nombre de fausses listes d’opposition sur Twitter, qui envoient de la propagande et de fausses informations. » (65)

Sciutto n’a donné aucun élément qui permettrait de conclure que le gouvernement Iranien diffusait des tweets à son nom, mais il est bien sûr facile d’accepter l’idée que le gouvernement iranien ait recours à Twitter pour répandre de la désinformation, sans autre forme de preuve. Et pourtant, malgré le volume conséquent de fausses informations apparemment émise par des proclamés partisans de l’opposition, les grands médias et bloggeurs ont du mal à prononcer le mot « propagande », encore moins de suggérer qu’il ait pu y avoir une coordination entre groupes d’opposition et services de renseignements étrangers pour répandre de fausses informations et fomenter des troubles.

Evgeny Morozov, bloggeur chez Foreign Policy et member de l’Open Society Institute, a questionné la « Révolution Tweeter » dans un article publié dans le Boston Globe. Il a souligné que les « réseaux sociaux pouvaient faire des miracles lorsqu’il s’agit de dénoncer les abus du gouvernement ou la tenue d’une manifestation, » mais « l’organisation d’une manifestation n’a rien à voir avec sa publicité ; le première se fait dans la discrétion, la seconde cherche l’inverse. »

« Il est très tentant d’attribuer les manifestations en Iran au pouvoir de Twitter, Facebook ou autres, » a-t-il ajouté. « mais nous devons être extrêmement prudents quant aux conclusions, surtout parce que nous n’avons que très peu d’informations précises. » (66)

Morozov a déclaré aussi au Washington Post que « il n’est pas certain du tout » que Twitter « ait aidé à organiser la protestation », mais « pour impliquer la très grande diaspora iranienne et tous ceux qui ont une dent contre Ahmadinejad, c’est un grand succès. »

Pendant des discussions avec des lecteurs, il a observé que de nombreux émetteurs de messages s’étaient déclarés comme étant basés à Téhéran, par « solidarité » et que la diaspora iranienne était très active sur les réseaux. Il a fait remarquer aussi qu’on ne pouvait pas savoir si une personne avec un nom à consonance iranienne qui envoie un message en Farsi sur des événements à Téhéran « si elle est réellement à Téhéran ou à Los Angeles. » (67)

Lorsque Twitter Inc a voulu effectuer une maintenance sur son site, les Etats-Unis ont demandé à la société ne repousser l’intervention pour ne pas interrompre le service qui était utilisé pour rassembler les manifestants dans la rue. « Un des moyens par lesquels les gens peuvent faire sortir le message est Twitter, » a déclaré un officiel du Département d’Etat aux journalistes. « Ils ont annoncé qu’ils allaient interrompre leur service pour maintenance et nous leur avons demandé de ne pas le faire. » (68)

Peu de temps après, l’Iran a convoqué l’ambassadeur Suisse, qui est aussi le représentant des intérêts US dans le pays depuis que les Etats-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques après la révolution de 1979, pour protester contre l’ingérence américaine dans les affaires iraniennes. (69

On pourrait être tenté d’avancer que la stratégie de changement de régime adoptée sous l’administration Bush, qui comprend la propagande, le soutien aux groupes dissidents, et le soutien aux militants et terroristes anti-régime, a changé avec la nouvelle administration du Président Obama. Nombreux sont ceux qui font remarquer qu’il n’y a aucune preuve d’une ingérence américaine dans les élections iraniennes.

Certes, mais il n’y a pas non plus d’indication claire qu’Obama ait révoqué la politique implémentée sous Bush. Le scénario le plus vraisemblable est qu’Obama a repoussé l’option militaire qui était l’option préférée de certains membres de l’administration Bush, pour lui préférer d’autres moyens pour obtenir le changement de régime en Iran.

Quoiqu’il en soit, eu égard à l’historique des ingérences américains dans les affaires d’état iraniennes, et une politique clairement affichée de changement de régime, il parait tout à fait possible, et même probable, que les Etats-Unis ont eu un rôle significatif dans la provocation des troubles récentes dans une tentative de miner la République Islamique.

Jeremy R. Hammond

23 juin 2009

Traduction « ouf, après ça, j’arrête » par VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info
Par roselyne - Publié dans : Les problèmes dans le monde - Communauté : changer le monde
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Lundi 29 juin 2009


 Dans  son rapport sur les finances  publiques  de la France, la cour des   comptes et en son nom,    Philippe Seguin,  indique que la dette de la France atteignait 1327 milliards d'euros, soit 68,1% du produit intérieur brut fin 2008.
Soit  47 700 euros par français ayant un travail. Elle a augmenté de 118 milliards d'euros en 2008, ce qui oblige la France à payer plus de 54 milliards d'euros d'intérêts ( 2000 euros par français actif ), plus que le produit de l'impôt sur le revenu.
Philippe Seguin parle même d'un risque d'emballement de la dette ! 
La cour des comptes a calculé qu'en 2012 la dette approcherait 90% du PIB, 100% en 2018 et 200% avant 2040.

Pour lui, la crise n'explique que la moitié  du déficit public "  colossal " prévu cette année et qu'une hausse des prélèvements obligatoires est inévitable si la France ne réduit pas considérablement ses dépenses.



Philippe seguin propose de procéder à une réforme totale de la fiscalité locale et estime qu'une " hausse des impôts en France sera inévitable  si les dépenses ne sont pas réduites ".
Le déficit de la sécurité sociale et particulièrement celui de la branche retraite inquiète la cour des comptes, qui,  faute de baisser les impôts demande la remise en cause des niches sociales " pour y faire face.( et les niches fiscales ? )
Elle souligne que la  " dette des organismes sociaux " qui comprend aussi bien d'anciens déficits cumulés de la sécu transformés en dette et transférés à CADES ( caisse d'amortissement de la dette sociale ), que les déficits actuels accumulés par le régime général de la sécurité sociale ( salariés ou privé )  , " traduit une situation anormale, injustifiable, tant sur le plan économique que sur celui de l'équité entre génération ".  Pour  lui, un nouveau pas a été franchi en 2008  dans cette dérive, avec la reprise par la CADES, pour la première fois, de déficits de l'assurance vieillesse, et non plus seulement de l'assurance maladie.
La décision  de faire financer par le contribuable, sur la période 2009-2022, les déficits accumulés par la CNAV ( retraite ) en 2007 et 2008 risque de conduire à une concentration excessive de prélèvements sur la décennie 2010."
Taxe professionnelle :
Pour accompagner la réforme de la taxe professionnelle " l'occasion ne doit pas être manquée de procéder à une réforme totale de la fiscalité locale car " nous avons une fiscalité locale qui est illisible, inefficace et inéquitable ...il faut en sortir " indique Philippe Seguin.
 La cour des comptes souligne des " disparités terribles " dans les  moyens des écoles  primaires, par exemple " l'accès à l'ordinateur, le voyage scolaire ". Il  veut sortir de la situation de l'iniquité que nous connaissons.


Le gouverneur de la banque de France a lui aussi estimé " que dès que la croissance sera revenue, il faudra être très rigoureux sur l'évolution de la dépense et faire en sorte qu'elle augmente moins vite que les recettes ".

Depuis 30 ans la France vit au-dessus de ses moyens et  laisse filer ses dépenses, gouvernements de droite et de gauche confondus  ! Que dire des collectivités locales et des doublons en services  et personnels avec ceux de l'Etat tant  au niveau des régions et des départements que  des mairies et communautés de communes, etc...
 Il est temps de faire le ménage !
  Je suis d'accord avec Philippe Seguin pour dire  que  si l'état ne prend pas des mesures drastiques  comme les pistes indiquées dans  le rapport de la cour des comptes et qui sont  des mesures de bon sens, je pense comme lui que la dette avoisinera les 100% du PIB dans peu de temps !
( Ce gouvernement semble oublier   que  ne sommes pas les  Etats-unis qui  ont recours à la  planche à billets.  Mais j'oubliais que pour  lui, la planche à billets ce sont les français avec ce nouvel emprunt !  ).
 
Il faut remettre à plat la fiscalité   de ce pays car  des mesurettes ne suffiront pas. 
 Impôts, collectivités locales, départements,  villes, communes...aides de l'état. Supprimer  tous les doublons aussi bien en  organismes qu'en personnels...
 Repenser  toute l'organisation des services sociaux : assurance maladie, allocations familiales,  sécurité sociale, hôpitaux,  pôle emploi, etc...

 
 Que pensez-vous de ce  déficit " abyssal " ?   Comment y remédier ?
 
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Vendredi 26 juin 2009
  Convention relative aux droits des personnes handicapées :

Le ministre des affaires étrangères et européennes  ( que je ne félicite pas car il a réussi à  " éjecter "  Rama Yade et supprimer   le secrétariat aux droits de l'homme !  Ses déclarations à ce sujet m'avaient d'ailleurs beaucoup choquées ) a  présenté un projet de loi autorisant la ratification de la convention relative aux droits des personnes handicapées.
Les Nations Unies  recensent 650 millions de personnes handicapées à travers le monde, soit environ 10% de la population mondiale.
Celles-ci font partie des personnes les plus marginalisées.
Ainsi, on estime que 20% des personnes les plus pauvres du monde sont  handicapées. 80% des personnes handicapées vivent dans  les pays en développement. Dans ces pays, 98% des enfants handicapés ne vont pas à l'école et le taux d'alphabétisation des personnes handicapés ne dépasse pas 3%.
L'objectif de cette convention, signé par 139 pays, est d'assurer aux personnes handicapées la jouissance effective des droits déjà reconnus à toute personne  en droit international.

Proposition de loi, adoptée, portant création d'une première année commune aux études de santé.

Art 1 :
La première  année des études de santé est commune aux études médicales,  odon tologiques, pharmaceutiques et de sage-femme.
Les ministres de l'enseignement supérieur et de la santé  déterminent par voie réglementaire...
le nombre d'étudiants...les modalités d'admission des étudiants dans chacune des filières à l'issue de la première année.
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Vendredi 26 juin 2009
 Conférence sur la crise financière et économique mondiale :

Les thèmes en sont  : l'impact de la crise sur l'emploi, le commerce, les investissements et le développement ; les mesures appropriées pour atténuer l'impact de la  crise sur le développement ; le rôle de l'ONU dans  les discussions internationales  sur la réforme et le renforcement de l'architecture économique et financière internationale ;
et les contributions du système des Nations unies dans  la réponse à la crise.

 Lors de  cette  Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement, une vingtaine d'agences du système des Nations Unies relèvent que  " l'actuelle crise économique et financière exige une réponse collective de la communauté mondiale ".
Elles se   sont prononcées pour le soutien à une économie verte, capable de fournir de multiples opportunités économiques, sociales et environnementales.
Elles annoncent qu'il  faut " investir les fonds de relance économique dans des secteurs tels que les technologies énergétiques efficientes, les énergies renouvelables, les transports publics, l'agriculture durable, le tourisme respectueux de l'environnement, la gestion durable des ressources naturelles, notamment les écosystèmes et la biodiversité, et la conviction que l'économie verte peut créer de nouvelles industries dynamiques, des emplois de qualité, engendrer la croissance des revenus, tout en atténuant les effets des changements climatiques et en arrêtant le déclin de la biodiversité ", expliquent les agences onusiennes.
 ( C'est bien sûr dans ce sens qu'il faut aller ! et c'est bien si l'ONU va dans ce sens ... )
" Ce choix, expliquent-elles dans leur déclaration, est " susceptible de contribuer au redressement économique, à la création d'emplois décents et à la réduction   des pénuries alimentaires, énergétique, en eau,  mais aussi de faire face aux crises relatives aux écosystèmes et au climat, qui ont des effets sur les populations pauvres ".
Les agences estiment que "  les grands pays devraient veiller à ce que les pays en développement disposent de ressources  financières pour leurs propres programmes de relance et puissent  avoir un accès accru aux marchés internationaux pour une reprise rapide des échanges commerciaux ". 
 
Elles appellent également les pays donateurs à concrétiser leurs engagements en matière d'aide financière notamment ceux faits au cours des sommets du G20 et du G8.
Elles souhaitent en outre l'élimination progressive des subventions " perverses " et la prévention du protectionnisme.
Au cours des six derniers mois, une grande variété d'organismes du système des Nations Unies, notamment les institutions   de Bretton Woods et les secrétariats   des accords multilatéraux sur l'environnement, ont été impliqués dans la conception et la mise en oeuvre d'une Initiative sur l'économie verte.
Les agences  impliquées sont notamment :
L'Onu pour l'alimentation et l'agriculture ( FAO ) ;

L'organisation internationale du travail ( OIT ) ;
L'organisation météorologique mondiale ( OMM ) ;

La Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement ( CNUCED ) ;
le Programme des Nations Unies pour l'environnement ( PNUE )   ;
l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture ( UNESCO ) ;
L'Agence des Nations Unies pour les établissements humains ( ONU-Habitant ) ;
l'organisation mondiale du commerce ( OMC ) ;
L' Organisation mondiale du tourisme ( OMT ) .

Lors de cette conférence, l'expert de l'ONU sur le droit à l'alimentation a appellé à régler la crise alimentaire :
Il a appelé les décideurs de la planète à ne pas attendre de nouvelles émeutes de la faim pour se " rappeler la crise alimentaire mondiale ".
" La crise alimentaire est loin d'être finie " a-t-il déclaré.
La FAO a confirmé que le nombre total de personnes en insécurité alimentaire avait dépassé le milliard d'individus.
Selon le rapporteur, à l'instar de l'effondrement des institutions bancaires, l'élargissement de l'échelle de la faim comporte des risques systémiques.
Pour faire face à la situation de crise, il est ercommandé une plus grande attention au droit à l'alimentation.
 " Le droit à l'alimentation n'est pas le droit à être nourri suite à une situation d'urgence.
C'est le droit à accéder aux moyens pour produire des aliments, ou aux moyens de disposer d'un revenu pour acheter une nourriture adéquate "
,  a-t-il expliqué.
Pour arriver à lutter contre la faim et le droit à l'alimentation il a recommandé 5 directions  à suivre :
dont,  la lutte contre la volatilité des marchés boursiers agricoles internationaux et la réforme de la gouvernance du système alimentaire et agricole mondial.
En parallèle, le Comité permanent de la nutrition du  système  des Nations Unies a averti jeudi, que la crise financière mondiale aggravera la faim et la malnutrition parmi les plus  pauvres.

En marge du prochain sommet du G8 en italie, ce forum qui discute des questions nutrionnelles,  encouragera les gouvernements à investir dans les programmes qui accroissent la productivité des petits propriétaires et renforcent les moyens de subs istance des ménages les plus pauvres.

La banque mondiale indique que les conséquences de la crise sur le monde en développement seront plus graves que ce que  prévoyaient les estimations les plus pessismistes, et qu'elles seraient dévastatrices pour les pays qui n'ont pas mis en place des filets de sécurité, a rappelé Mr Brockmann, le Président de l'Assemblée générale de l'ONU.
 ( sources : ONU )
 
 
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Vendredi 26 juin 2009

L’environnement compte aussi parmi les victimes de guerre

 

 

par Myriam Cloutier

 

L’horreur de la guerre se poursuit tant que l’environnement en subit les effets. Même si le droit humanitaire interdit sa destruction, les belligérants peuvent invoquer le principe de « nécessité militaire » pour justifier les pires atteintes. Le Liban est un exemple révélateur.

 

La Convention de Genève, qui édicte les règles du droit humanitaire en cas de conflit, mentionne de façon explicite la protection de l’environnement avec l’interdiction « des méthodes ou moyens de guerre qui sont conçus pour causer, ou dont on peut attendre qu’ils causeront, des dommages étendus, durables et graves à l’environnement naturel ».

 

Cependant, l’environnement échappe à la juridiction de la Cour pénale internationale, puisqu’il est absent de la liste des crimes de guerre du Statut de Rome, autant en ce qui a trait aux conflits internes qu’internationaux.

 

Cela s’explique parce que certains États favorisent une notion restreinte de l’environnement, qui n’englobe pas la santé et le bien-être des populations. Pour le professeur de droit international à l’Université de Genève, Marco Sassòli, il ne devrait pas y avoir tant de débats sur la notion d’environnement, qui constitue un bien à caractère civil, si l’on s’en tient à l’interprétation du Protocole additionnel I à l’article 52. Ainsi, une protection spécifique de l’environnement en ce qui a trait aux conflits ne serait pas nécessaire, car l’environnement consiste en des biens civils. Il ajoute que des « préjudices par ricochet » sont de plus en plus considérés lorsque des attaques commises sur des objectifs militaires ont des effets sur des biens civils. « Même si une attaque a lieu sur un objectif militaire dans le désert, où il n’y a aucun risque pour des civils, il faut tenir compte des effets dans le temps de cette attaque. Il faut tenir compte de tous les effets prévisibles », dit Marco Sassòli.

 

Le cas du Liban

 

Le 12 juillet 2006, Israël attaquait l’aile armée du Hezbollah au Liban et bombardait une bonne partie du pays. Ce conflit de 34 jours, qui a causé la mort d’environ 1 200 personnes, a provoqué de graves conséquences environnementales qui perdurent.

 

Une grande partie des infrastructures civiles libanaises ont été détruites par l’armée israélienne, notamment 130 000 résidences et de nombreuses infrastructures essentielles, comme des hôpitaux, des écoles et des systèmes de traitement des eaux.

 

Selon Rania Masri, professeure à l’Université de Balamand au Liban, il ne faut pas négliger les impacts de la destruction sur la santé. Dans les banlieues sud de Beyrouth seulement, les débris ont totalisé environ 1 million de mètres cube. Les décombres étaient constitués de poussières de toutes sortes, dont des fibres d’amiante qui causent le cancer du poumon. Selon le rapport de la Commission d’enquête sur le Liban mis en place par le Conseil des droits de l’homme, les attaques sans discrimination lancées par les Forces israéliennes contre des civils et des biens civils « équivalent à un châtiment collectif ». Le principe de base est qu’on ne peut attaquer qu’un objectif militaire. Pour justifier ses attaques, Israël a invoqué l’utilisation stratégique pour le Hezbollah des infrastructures civiles visées. Par cette explication, l’armée israélienne a transformé tous les biens civils en objectifs militaires.

 

On touche ici au cœur de la difficulté de l’application des dispositions du droit international humanitaire en lien avec la protection de l’environnement. La coutume n’admet pas qu’un belligérant attaque une infrastructure civile pour des fins de destruction. Il doit y avoir proportionnalité entre la destruction des biens et des mesures nécessaires pour atteindre les buts concrets de la guerre. Mais il existe une faille dans le droit humanitaire : le pays qui attaque peut avoir recours au principe de «  nécessité militaire » pour légitimer toute atteinte à l’environnement.

 

Mer noire

 

Alors que la Commission d’enquête gouvernementale israélienne Winograd a conclu que l’objectif déclaré du déclenchement de l’offensive au Liban, soit d’obtenir la libération de soldats israéliens enlevés par le Hezbollah, était «  trop ambitieux et impossible à atteindre  », le Liban doit vivre avec les conséquences de la pire catastrophe écologique ayant touché l’est de la Méditerranée.

 

Les traces de la marée noire provoquée par les bombardements israéliens de réservoirs d’hydrocarbures sont encore visibles. Environ 15 000 tonnes de pétrole se sont déversées dans la mer durant les premiers jours du conflit, créant une marée noire qui a couvert plus de la moitié des 200 km du littoral libanais. La pollution des fonds marins et des côtes a affecté la faune et la flore, tout en freinant les activités économiques de la pêche et du tourisme.

 

La Commission d’enquête sur le Liban du Conseil des droits de l’homme a dit être « convaincue que cette attaque était préméditée » et estime que « le fait que les forces israéliennes n’aient pas pris les mesures de précaution nécessaires constitue une violation par Israël de ses obligations concernant la protection de l’environnement naturel et du droit à la santé ».

 

Il aura fallu attendre la fin des hostilités pour qu’un effort de nettoyage international soit organisé. L’Agence de coopération et de développement international du Canada, l’ACDI, a par exemple fourni deux millions de dollars pour financer les travaux de la compagnie grecque Environmental Protection Engineering à travers l’ONU (PNUD), des travaux autour de Jieh. La tâche consistait à enlever le pétrole et de l’entreposer dans des bidons et des sacs de plastique en attente d’un traitement définitif.

 

Mohamed Sarji, chargé du nettoyage pour l’ONG libanaise Bahr Louban, explique qui si le nettoyage demeure à ce jour incomplet et que des traces de pétrole sont encore visibles sur quelques plages du nord du pays, c’est en raison de l’incurie du ministère de l’Environnement du Liban et d’une mauvaise gestion des fonds.

 

Premièrement, il y aurait eu une surestimation des coûts de nettoyage par le ministère qui a chiffré les opérations à 250 millions de dollars américains. En conséquence, des compagnies étrangères ont obtenu des contrats faramineux, et de surcroît, ne se sont pas acquitté de leurs tâches diligemment. Par exemple, les États-Unis ont par contrat confié à la compagnie américaine, Seacor international, la tâche de nettoyer des plages du patrimoine mondial de Byblos, un secteur prioritaire. Selon Mohamed Sarji, la compagnie s’est limitée à nettoyer des bateaux des pêcheurs à l’aide de pompes à eau à haute pression, et ce, pour un contrat s’élevant à cinq millions de dollars américains. Il trouve injustifiés de tels montants : « Pour ma part, j’avais 60 plongeurs qui travaillaient avec moi. On remplissait de pétrole des sacs de farine recyclés, qu’on mettait ensuite sur cinq bateaux. » L’ONG Bahr Louban est parvenue ainsi à nettoyer « à la main » 80 % des fonds marins et des plages de Jieh pour 500 000 dollars américains.

 

Mohamed décrie également le laxisme des autorités quant à l’entreposage du pétrole préalablement récolté. Ce printemps, il a découvert que la compagnie Environmental Protection Engineering avait reçu un contrat du ministère de l’Environnement libanais en vue de transporter des sacs remplis de pétrole pour les entreposer à quelques kilomètres plus loin. Il affirme que l’entreprise grecque a plutôt creusé un trou dans la plage et y a enseveli les sacs contenant le pétrole. Il a alerté les autorités libanaises qui ont banalisé cette affaire.

 

Le Liban devra encore vivre pendant des années avec les conséquences de la pollution de la guerre de 2006. Et comme dans le cas de sacs de pétrole enfouis en catimini, l’indifférence internationale laisse présager d’autres catastrophes du genre.

 

Source: http://www.alternatives.ca/

 


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Vendredi 26 juin 2009
Lettre d'information hebdomadaire de l'Assemblée nationale Semaine du 29 juin 2009 au 3 juillet 2009 N°9 Sommaire : Reclassement · Essais nucléaires et réparation · Finances publiques · Maladies nosocomiales · Rémunération des chefs d'entreprise · Iraq · Session extraordinaire · Règlement de l'Assemblée · Formation professionnelle · Francophonie · Opérations militaires ·

Séance publique

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Rémunération des salariés concernés par une procédure de reclassement : scrutin public sur la proposition de loi du groupe NC

Mardi 30 juin 2009 à 16h : explications de vote et scrutin public sur la proposition de loi de François Sauvadet et Philippe Folliot visant à garantir de justes conditions de rémunération aux salariés concernés par une procédure de reclassement En savoir plus

 

Séance publique

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Indemnisation des victimes des essais nucléaires français : l'Assemblée se prononce par scrutin public

Mardi 30 juin 2009 à 16h30 : explications de vote et scrutin public sur le projet de loi sur la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français En savoir plus

 

Séance publique

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Finances publiques en 2010 :
déclaration du Gouvernement suivie d'un débat

Mardi 30 juin 2009 en fin de journée : Déclaration du Gouvernement sur l'orientation des finances publiques pour 2010 et débat sur cette déclaration En savoir plus

 

Evaluation

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Accès au dossier médical et infections nosocomiales : Roselyne Bachelot auditionnée

Mardi 30 juin 2009 à 10h30 : audition, ouverte à la presse, de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, par la mission d'information relative à l'indemnisation des victimes d'infections nososcomiales et à l'accès au dossier médical

 

Contrôle

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Abus de rémunération des dirigeants d'entreprise : audition de Christine Lagarde

Mardi 30 juin 2009 à 16h15 : audition, ouverte à la presse, par la mission d'information de la commission des lois sur les nouvelles régulations de l'économie de Christine Lagarde, ministre de l'économie

 

Activité internationale

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Iraq : audition d'un haut responsable de la mission d'assistance des Nations unies

Mardi 30 juin 2009 à 17h : audition, par la commission des affaires étrangères, de Staffan de Mistura, représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies chargé de la mission d'assistance des Nations unies pour l'Iraq

 

Evènement

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1er juillet 2009 : le Parlement convoqué
en session extraordinaire

A partir du mercredi 1er juillet 2009 : convocation de l'Assemblée nationale en session extraordinaire en application de l'article 29 de la Constitution En savoir plus

 

Règlement de l'Assemblée

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Application du nouveau Règlement de l'Assemblée :
élection des bureaux des commissions
et du comité d'évaluation et de contrôle

Mercredi 1er juillet et jeudi 2 juillet 2009 : élection des bureaux des commissions et du comité d'évaluation et de contrôle En savoir plus

 

Législation

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Formation professionnelle : la commission des affaires sociales ouvre le débat

Mercredi 1er juillet 2009 à 16 h 15 et jeudi 2 juillet à 9h30 : examen, par la commission des affaires sociales, du projet de loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie En savoir plus

 

Activité internationale

--

Assemblée parlementaire de la Francophonie :
réunion de la XXXVème session à Paris

Du jeudi 2 juillet 2009 au lundi 6 juillet 2009 : réunion de la XXXVème session de l'Assemblée parlementaire de la francophonie à Paris En savoir plus

 

Evaluation

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Coût des opérations militaires extérieures :
un rapport de la MEC fait le point

Mercredi 1er juillet 2009 à 16h15 : discussion, par la commission des finances, d'un rapport de Louis Giscard d'Estaing et Françoise Olivier-Coupeau sur le coût des opérations militaires extérieures, notamment sous mandat international, au nom de la mission d'évaluation et de contrôle En savoir plus

 
 

 
Par roselyne - Publié dans : lois et décrets
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Vendredi 26 juin 2009
NGK Insulators développe une pile à hydrogène avec le rendement électrique le plus élevé au monde

La société japonaise NGK Insulators Ltd annonce qu'elle a développé une pile à combustible à oxyde solide (SOFC) à hydrogène. Son rendement électrique (calculé à partir de son Pouvoir Calorifique Inférieur - PCI) est de 63%. Son taux d'utilisation du combustible dépasse les 90%. La puissance de sortie est de 700W, et sa température de fonctionnement avoisine les 800°C.

La pile est constituée d'un empilement de plusieurs dizaines de cellules très fines (les plus fines au monde selon la société) : seulement 1,5 mm d'épaisseur pour 10 cm de longueur et 5,5 cm de largeur. L'anode est enrobée d'une fine couche d'électrolyte (membrane de zircone de 5micro-m d'épaisseur), ce qui permet de réduire la résistance électrique. Les deux faces de la cellule constituent la cathode, assurant ainsi une meilleure production d'électricité.

Les canaux de circulation du combustible ont été conçus pour assurer une uniformité de distribution de ce dernier. Ils permettent également d'éviter l'ajout de composants, habituellement utilisés dans ce type de cellule, pour séparer le combustible du gaz émis. La taille, et le coût d'une cellule ont ainsi pu être réduits.

La pile est encore en phase de test. NGK prévoit à l'avenir de développer des piles pour les particuliers ou les entreprises commerciales tels que les supermarchés. La société NGK Insulators a été fondée en 1919 à Nagoya. Elle se spécialise dans les équipements électriques et les céramiques industrielles.

 ( source  : bulletins électroniques ) 
Par roselyne - Publié dans : Les énergies du siècle - Communauté : Sauvegarder notre planète
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